Visite du Secrétaire d’Etat Vallini - Signature du 3e C2D


Visite de M. André Vallini, Secrétaire d’Etat chargé du développement et de la francophonie
29 juin – 1er juillet 2016

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SIGNATURE DU TROISIEME
CONTRAT DE DESENDETTEMENT ET DEVELOPPEMENT (C2D)

Communiqué de Presse Conjoint

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Contact presse (Cameroun) : Jean Paul Tchomdou – tchom_j_p@yahoo.fr
Contact presse (France) : Côme Dechery – decheryc@afd.fr - 222 22 00 15
Yaoundé, le 30 juin 2016



 

Le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire camerounais – M. Louis-Paul Motaze – et le Secrétaire d’Etat français en charge du Développement et de la francophonie – M. André Vallini – ont signé ce jeudi 30 juin 2016 le troisième Contrat de Désendettement et de Développement (C2D). Cette signature marque le point d’orgue d’un travail franco-camerounais entamé dix ans plus tôt.

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Le C2D est né de l’initiative pour les pays pauvres très endettés, lancée sur proposition de la France en 1996. En retour de l’atteinte d’un « point d’achèvement » - c’est-à-dire l’atteinte d’une série d’objectifs en matière de réduction de la pauvreté et de stabilité macro-économique – les pays éligibles ont vu une part importante de leur dette extérieure effacée. Dans le cas du Cameroun, l’atteinte du point d’achèvement le 28 avril 2006 a donné lieu à l’annulation de 70% de ses créances extérieures.

Dans un souci de prolonger cette dynamique au-delà du point d’achèvement, la France a décidé, en 1999, de créer les Contrats de Désendettement et de Développement. Ces contrats fixent d’un commun accord un montant de dette à rembourser par le pays bénéficiaire à la France. Chaque remboursement est ensuite directement restitué au pays sous la forme de subventions mobilisables pour l’amélioration des conditions de vie de ses populations. Les C2D sont donc des efforts réalisés en équipe – créancier et débiteur – dans leur lutte contre la pauvreté.

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Le Cameroun a été l’un des premiers pays à bénéficier de cet outil via la signature du premier C2D le 22 juin 2006. Ce premier contrat, d’une valeur de 352 milliards FCFA, a permis de financer la construction d’infrastructures urbaines à Douala et Yaoundé, de développer les services sociaux de base (éducation et santé) et d’amorcer de nouveaux projets pilote dans le domaine de l’agriculture et du développement rural. Il est arrivé à son terme au bout de six ans, en avril 2011.

Un deuxième C2D a été signé le 1er juillet 2011 pour prendre le relai. D’un montant de 214 milliards FCFA, ce contrat a été orienté vers l’agriculture. Il a permis de passer à l’échelle nationale les programmes ruraux amorcés au premier C2D mais aussi la construction du second pont sur le Wouri à Douala et le développement de trois capitales régionales (Bafoussam, Garoua, Bertoua).

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Le troisième C2D signé aujourd’hui se distingue de ses deux prédécesseurs par une durée plus longue (8 ans) et un montant plus conséquent (400 milliards FCFA). Grâce à ces ressources, le troisième C2D donnera corps aux priorités établies par les présidents Biya et Hollande lors de leur rencontre à Yaoundé en juillet 2015 : la poursuite des grandes orientations esquissées lors des précédents contrats ainsi que le soutien aux régions périphériques, notamment celles frappées par les exactions de Boko Haram.

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Plus particulièrement, le troisième C2D se concentrera sur deux grands secteurs :

1. L’agriculture et le développement rural (119 milliards FCFA) – Ce premier volet viendra appuyer la pérennisation des dispositifs d’appui-conseil aux agriculteurs (ACEFA), de formation des jeunes aux métiers agropastoraux (AFOP) et d’investissements communaux (PNDP) amorcés au premier C2D. A ces projets s’ajoutera un programme innovant visant à accompagner les entreprises camerounaises dans la transformation et la valorisation des produits agricoles.

2. Les infrastructures et aménagements urbains (102 milliards FCFA) – Ce second volet prolongera le travail engagé en faveur du développement des capitales régionales en équipant deux nouvelles villes du pays.

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Pris ensemble, ces deux volets donnent corps à une vision : celle d’un Cameroun des territoires émergents. Le C2D entend soutenir le développement de campagnes dynamiques, connectées à des villes modernes par des chaînes de valeurs capables de transformer les produits de la terre en emplois et richesses pour tous. Cette vision sera complétée par des appuis budgétaires (122 milliards FCFA) en faveur des politiques de développement durable de l’Etat. Le reste de la subvention appuiera le renforcement des administrations impliquées dans la mise en œuvre dans le C2D.

 

 

Vous pouvez lire la transcription du discours à cette occasion de M. André VALLINI, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des affaires étrangères et du développement international, Chargé du Développement et de la Francophonie

Dernière modification : 18/07/2016

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