Valorisation des produits forestiers non ligneux comme outil de developpement local


CEREMONIE DE LANCEMENT DU PROJET
« VALORISATION DES PRODUITS FORESTIERS NON LIGNEUX COMME OUTIL DE DEVELOPPEMENT LOCAL »
INTERVENTION DE S. E. MME CHRISTINE ROBICHON, AMBASSADRICE DE FRANCE AU CAMEROUN
(CHAMBRE D’AGRICULTURE DE YAOUNDE, 30 MARS 2015)

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Monsieur le Président de l’Association des Communes Forestières du Cameroun,
Messieurs les Maires et élus municipaux,
Monsieur le Directeur Exécutif du Centre Technique de la Forêt Communale,
Mesdames et Messieurs,

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Je suis heureuse d’être parmi vous à l’occasion du lancement du projet de « Valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux comme outil de développement local ». Ce projet a été conçu et sera mis en œuvre par le Centre technique de la Forêt Communale, qui est une branche de l’Association des Communes Forestières.

Le Centre technique de la Forêt Communale bénéficie, pour ce projet, d’une subvention de l’Ambassade de France d’un montant de 21 millions de FCFA qu’il utilisera pour promouvoir l’exploitation et la commercialisation des ressources naturelles de la forêt, autres que le bois et la faune.

Ces ressources, qui peuvent apporter des revenus aux habitants des régions forestières, sont notamment des fruits sauvages et des graines utilisées dans la cuisine ou dans la fabrication d’huiles et de produits cosmétiques et pharmaceutiques. L’un des produits forestiers non ligneux les plus connus est le beurre de karité.

En finançant ce projet, la France respecte son engagement d’accompagner les sociétés civiles locales dans leur émergence en tant qu’acteur du développement aux côtés de l’Etat, du secteur privé et des collectivités territoriales décentralisées. Au Cameroun, depuis dix ans, la France a attribué un montant total de 1,3 milliard de FCFA à quarante projets mis en œuvre par la société civile.

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Celui qui nous rassemble aujourd’hui se situe au carrefour de deux priorités de l’action de la France : le développement et l’environnement.

Les pays du bassin du Congo sont doté s d’un patrimoine naturel d’une valeur inestimable pour l’humanité. Depuis de nombreuses années, la France partage avec eux son expertise de la gestion forestière. Elle a soutenu de nombreuses initiatives nationales et régionales prises par ces pays pour améliorer la connaissance scientifique de la forêt et pour en assurer une gestion rigoureuse.

Pour préserver l’avenir de notre planète, il est essentiel de gérer ce patrimoine forestier avec prudence et sagesse. Cela nécessite un engagement de tous, à tous les niveaux : international, national et local, en impliquant les habitants des zones forestières.

Depuis des années, le Centre Technique de la Forêt Communale travaille pour une prise de conscience collective de la nécessité d’une gestion durable de la très riche biodiversité dont la nature a pourvu le Cameroun.

Je souhaite que la France, le Cameroun et les autres pays d’Afrique Centrale poursuivent ensemble et avec efficacité leurs efforts pour promouvoir une gestion durable du Bassin du Congo, la plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie, un vaste patrimoine de biodiversité et un gigantesque réservoir de carbone.

Je souhaite aussi que Français et Camerounais poursuivent des actions conjointes pour que les communautés qui peuplent la vaste forêt camerounaise prennent leur part des efforts de préservation de ce patrimoine et reçoivent leur part des ressources dégagées d’une exploitation durable de la forêt.
C’est la raison pour laquelle je suis heureuse de soutenir ce projet dont je souhaite le plein succès.

Je vous remercie de votre attention./.

Dernière modification : 16/04/2015

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