Signature d’une convention de financement entre le MINEPAT et l’AFD


Cérémonie de signature de la convention de financement
entre le MINEPAT et l’AFD de 45,9 milliards de FCFA,
soit 70 millions d’euros

Discours de Mme Christine ROBICHON,
Ambassadrice de France au Cameroun

 

Monsieur le Ministre de l’Economie et de l’Aménagement du Territoire,

Monsieur le Ministre des Finances,

Monsieur le Ministre du Développement urbain et de l’Habitat,

Madame la Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières,

Monsieur le Secrétaire d’Etat aux Travaux Publics,

Monsieur le Secrétaire Général,

Monsieur le Représentant résident de la Banque africaine de développement

Monsieur le Directeur de l’Agence de Coopération japonaise JICA

Monsieur le Représentant résident de la Banque de Développement des Etats d’Afrique Centrale

Mesdames, Messieurs,

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C’est avec grand plaisir que je participe à cette cérémonie de signature d’une nouvelle convention de prêt souverain à l’Etat du Cameroun.

Intervenant 10 jours après la signature d’un prêt non souverain de 30,2 milliards de FCFA (46 millions d’euros) de l’Agence Française de Développement à « Aéroports du Cameroun », elle confirme l’engagement de la France en faveur du développement économique et social de ce pays.

Avec la convention d’aujourd’hui, l’Etat du Cameroun reçoit de l’Agence Française de Développement un prêt de 45,9 milliards de FCFA (70 millions d’euros), qui permet de boucler le financement de la première phase de l’aménagement de la route, d’environ 590 km entre Batchenga et Ngaoundéré, route qui facilitera les échanges entre le Septentrion et les régions du Centre, du Littoral et du Sud. Cette route, actuellement non bitumée, est peu praticable, en particulier durant la saison des pluies. Elle offre pourtant l’itinéraire le plus court (250 km de moins que la route par Bertoua) entre Yaoundé et le Septentrion et au-delà, le Tchad.

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En raison de l’envergure des travaux nécessaires et des ressources financières à mobiliser pour moderniser cette route, il a été décidé de procéder par phases, en commençant par le tronçon Batchenga-Léna, de près de 250 km.

Il se trouve que ce tronçon est le plus dégradé de tout l’itinéraire et que les populations qu’il est censé desservir sont de fait en situation d’enclavement, ce qui nuit fortement au développement agricole.

La Banque africaine de développement, qui finance 44 % du montant global des travaux, a mobilisé d’autres bailleurs internationaux, dont l’AFD. Leur coordination autour d’un grand projet structurant du Gouvernement est bien dans l’esprit de la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide.

Afin d’optimiser l’impact des travaux de cette route sur le développement socio-économique de la région qu’elle traverse, le projet intègre la remise en état de 120 km de pistes rurales, la réhabilitation d’infrastructures éducatives et sociales, la construction d’infrastructures agricoles et de forage ainsi que des actions d’accompagnement visant à ce que le plus grand nombre d’habitants de la région et en particulier les plus vulnérables, bénéficient des avantages du désenclavement.
Le financement apporté aujourd’hui par la France, via l’AFD, est destiné au lot 1 des travaux, c’est-à-dire au premier tronçon de route Batchenga/Ntui, un tronçon de 21,3 km comprenant le pont sur la Sanaga, en aval de Nachtigal et 2,2 km de voiries urbaines à Batchanga. Le pont, d’une longueur de 400 m, permettra la continuité de la circulation routière et remplacera l’actuel bac.

Messieurs les Ministres,

Ce projet est fortement attendu depuis plusieurs décennies par les populations. Il est donc important que tout soit mis en œuvre par le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers pour que les travaux commencent sans tarder pour concrétiser rapidement sur le terrain la réalité de ce projet qui va grandement faciliter les échanges Nord-Sud au Cameroun.

Cet investissement est important et nécessite un très gros effort budgétaire. Il est conçu pour durer. Cela suppose que tous les moyens soient mis en œuvre pour que l’entretien des ouvrages et des routes soit assuré de façon continue grâce à un fonds routier rénové. C’est là une condition indispensable à la pérennité de ces réalisations au service des populations et du développement économique du Cameroun.

Je vous remercie.

Dernière modification : 02/03/2016

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