Portrait de Français : Anne Caroff de Kervézec

Française installée à Douala depuis treize ans, Anne y vit avec son mari et travaille à son propre compte. Elle est à la fois artiste et entrepreneuse.

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Arrivée au Cameroun

Anne Caroff de Kervézec est arrivée au Cameroun il y a plus de treize ans pour retrouver Édouard. Ils s’étaient rencontrés 25 ans plus tôt en France alors qu’ils faisaient les mêmes études dans une école d’ingénieurs à Toulouse (l’ENAC). Lui, est rentré dans son pays le Cameroun pour y travailler, tandis qu’Anne est restée en France, où elle a exercé pendant plus de vingt ans dans l’Aérospatiale pour IBM France. Par la suite, leurs routes se sont de nouveaux croisés pour finalement aboutir au Cameroun.

Anne a eu la chance d’obtenir un travail dans l’informatique chez CFAO technologie, dès son arrivée à Douala et de s’imprégner progressivement de son nouvel environnement. Après trois années au sein de l’entreprise, elle change de voie pour gagner en indépendance professionnelle.

Son activité

Après une brève collaboration avec une jeune société de construction camerounaise, elle crée sa propre entreprise de bâtiment, puis se spécialise dans la construction de béton ciré. En parallèle, elle commence à concevoir des meubles, des objets et des lampes en utilisant le métal et le bronze comme principales matières premières.

JPEGAu sein de la société qu’elle gère (société ABER : nom inspiré par sa Bretagne, mot celtique signifiant estuaire), elle supervise tout depuis le design, la fabrication avec des artisans camerounais, jusqu’à la commercialisation en passant par « l’inspection des travaux finis ». Grâce au Cameroun, où elle peut créer et innover, elle s’est découverte sur le tard des talents artistiques qu’elle ignorait jusque-là.

Sa vie au quotidien

Lors de son arrivée au Cameroun et du fait des déplacements professionnels fréquents de son mari, ils choisissent d’habiter dans un appartement qu’ils occupent encore aujourd’hui, dans le quartier d’Akwa. Anne travaille alors principalement à Douala et occasionnellement à Yaoundé.

Tous deux aimaient faire du trekking dans les provinces du Nord et de l’Extrême Nord avant que les zones ne deviennent difficiles d’accès. Désormais, ils se tournent plutôt vers l’Ouest où Anne aime aussi aller « respirer ». A côté de son activité professionnelle, elle pratique le pilates, la zumba, le golf et la natation.

Les échanges entre Français et Camerounais

Avec un mari Camerounais, l’intégration d’Anne a été facilitée. Par son travail, elle côtoie aussi bien des expatriés que des Camerounais. Elle constate que l’organisation des relations sociales étant propre à chaque nationalité, il n’est pas toujours facile pour des expatriés de s’intégrer dans la communauté camerounaise. Les rythmes de la semaine ne sont pas les mêmes, les week-ends camerounais sont souvent consacrés à la vie de la famille et/ou du village, avec les commémorations, mariages, deuils…. Alors que les français profitent du week-end pour recevoir, sortir, aller à Kribi/Limbe et pratiquer une activité sportive.

Son conseil à un(e) français (e) qui voudrait s’installer au Cameroun

JPEGLe plus important conseil qu’Édouard et Anne donnent aux Français de passage chez eux est la vigilance et le respect de la différence.

La vigilance doit être permanente pour des raisons évidentes de sécurité : d’être notamment prudent sur la route et de rester sur ses gardes lors des sorties nocturnes pour les plus jeunes. « Dans le pays des autres, c’est à toi de t’adapter : il faut profiter du « grand voyage » pour apprécier la différence des cultures, apporter ce que l’on peut tout en respectant l’autre », explique-t-ils.

Dernière modification : 20/11/2018

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