Ouverture des 6èmes Journées Scientifiques du Site ANRS-CAMEROUN


Discours de SE Madame l’Ambassadrice Christine Robichon
Ouverture des 6èmes Journées Scientifiques du Site ANRS-CAMEROUN
Mardi 19 janvier 2016 – 9h30
Hôtel du Mont Fébé

 

Monsieur le Ministre de la Santé
Monsieur le Président de l’IRD
Mesdames les secrétaires généraux des Ministère de la Recherche et de la Santé
Madame la Présidente du Conseil scientifique de l’ANRS
Mesdames et Messieurs les coordinateurs et chercheurs de l’ANRS
Mesdames, Messieurs,

C’est avec grand plaisir que j’ouvre avec vous, Monsieur le Ministre de la Santé, ces 6èmes Journées Scientifiques du site du Cameroun de l’Agence Nationale de Recherches Nord et Sud sur le Sida et les Hépatites, auxquelles je suis très heureuse de vous voir si nombreux.

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L’objectif de ces journées est de communiquer aux autorités camerounaises et à leurs partenaires, les résultats des recherches menées conjointement par des chercheurs camerounais et français sur le site camerounais de l’ANRS.

Le VIH/SIDA reste un problème de santé mondial d’une portée sans précédent. Aucune pathologie n’avait jusqu’à présent mobilisé autant de matière grise, nécessité de tels efforts financiers ni suscité une telle solidarité internationale.

La France a été l’un des premiers pays à mobiliser la communauté internationale pour promouvoir l’accès des pays du Sud aux traitements. Elle a notamment contribué activement à la création, en 2001, du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont elle est aujourd’hui le 2ème contributeur mondial. En 2002, elle a lancé le Groupement d’Intérêt Publique ESTHER (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau), qui intervient dans 19 pays d’Asie, des Caraïbes et d’Afrique, dont le Cameroun et qui a rejoint, en 2015, Expertise France, l’opérateur de la France en matière d’assistance technique.

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La France est aussi à l’origine de l’initiative UNITAID qui contribue à financer la baisse du prix des traitements et des examens biologiques nécessaires à la prise en charge du VIH, du paludisme et de la tuberculose, grâce à une taxe sur les billets d’avion. En parallèle à ces efforts financiers conséquents des contribuables français, la communauté des chercheurs français s’est très tôt engagée dans la lutte contre le VIH. A cet égard, je suis très heureuse et honorée de saluer la présence parmi nous du Professeur Françoise Barré-Sinoussi, lauréate, en 2008, avec le Professeur Luc Montagnier du prix Nobel de médecine, qui leur a été décerné pour leurs travaux portant sur la découverte du rétrovirus responsable du sida, découverte faite à l’Institut Pasteur, en 1983.

Nous sommes tous bien conscients que la science est un levier du développement. Depuis des décennies, la France développe des actions de coopération scientifique dans les pays du Sud afin de permettre un meilleur partage mondial des savoirs, en visant quatre principaux objectifs :

- favoriser la formation de jeunes chercheurs et chercheuses ainsi que leur intégration au sein d’équipes internationales ;
- promouvoir la mise en réseau des équipes Sud/Sud et Nord/Sud pour favoriser l’innovation au Sud et réduire la fracture scientifique ;
- renforcer l’expertise nationale des pays partenaires pour apporter des réponses aux attentes des décideurs politiques et renforcer le rôle des communautés scientifiques comme acteur de développement ;
- contribuer à la recherche de l’excellence scientifique, par des initiatives concrètes, sur le terrain, pour assurer le développement des institutions de recherche et d’enseignement supérieur dans les pays qui en sont les moins bien pourvus.

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A ces fins, la France s’est dotée d’une agence internationale, l’ANRS, dont l’actuel directeur, le Pr Jean-François Delfraissy, est connu pour son grand engagement dans la recherche sur les questions spécifiques des pays du Sud.

S’appuyant sur les structures de recherche du Cameroun et sur un partenariat étroit avec l’IRD, l’Institut Pasteur, l’INSERM, le CNRS et également avec des Universités, le Site ANRS du Cameroun est devenu un modèle de coopération fructueuse. Les collaborations Nord/Sud et Sud/Sud qui y sont menées favorisent la mixité des équipes de chercheurs et la qualité de leurs travaux.

Les recherches du site ANRS du Cameroun profitent directement aux médecins de ce pays et à leurs patients.

En parallèle à ses activités de recherche, le site ANRS soutient le renforcement des structures de santé du Cameroun. L’ANRS a ainsi contribué au développement des services de prise en charge des personnes vivant avec le VIH dans plusieurs hôpitaux : l’hôpital Central de Yaoundé, l’hôpital militaire de Yaoundé, l’hôpital de la CNPS, l’Hôpital de la Fondation mère enfant Chantal Biya de Yaoundé et l’hôpital de Laquintinie de Douala.

Agissant en bonne synergie avec le site ANRS, l’Ambassade de France au Cameroun facilite, par l’octroi de bourses, la formation d’étudiants camerounais en master et doctorat, dans le cadre des projets de recherche ANRS.

La rencontre d’aujourd’hui est l’occasion de présenter les résultats des recherches franco-camerounaises sur le VIH et les hépatites virales menées par les chercheurs et leurs étudiants, en partenariat avec la société civile.

En conclusion, je souhaite exprimer ma conviction que tous les acteurs du secteur de la santé publique du Cameroun sauront tirer des travaux des chercheurs, des enseignements utiles pour améliorer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et les hépatites virales.

Je vous remercie

Dernière modification : 28/01/2016

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