Libération du père Georges Vandenbeusch - Allocution de M. François Hollande, président de la République, lors de l’accueil à l’aéroport de Villacoublay

Allocution de M. François Hollande, président de la République, lors de l’accueil à l’aéroport de Villacoublay

(Paris, 1er janvier 2014)

 

Mesdames, Messieurs, nous nous souviendrons longtemps de ce 1er janvier 2014, et notamment le père Georges, puisque c’est un jour heureux que de retrouver notre compatriote qui a été retenu trop longtemps mais qui, aujourd’hui, est libre.

Je veux remercier le président Biya, président du Cameroun, pour toutes les interventions qu’il a pu faire et qui ont permis ce dénouement.

Je veux aussi saluer le courage, la lucidité, l’abnégation du père Georges qui vous le dira lui-même a tenu à être fidèle à ses convictions, à sa religion et en même temps capable d’endurer une détention.

Je veux également souligner combien il a été toujours ouvert pour écouter, comprendre et en même temps tout faire pour favoriser sa propre libération.

Je veux, également, dire combien sa famille a été précieuse dans tous ces moments pour comprendre ce qui devait être fait par les autorités françaises et je tiens à souligner le rôle de Laurent Fabius, la patience dont il fallait faire preuve et, en même temps, le soutien moral qui a été apporté, même s’il a été discret.

Je voudrais aussi souligner le rôle de tous les paroissiens, mais aussi de l’évêché qui a parfaitement compris combien il était important d’apporter un soutien et faire preuve de patience et de compréhension.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous retrouvons le père Georges qui est plein de foi et en même temps plein d’énergie. Je ne sais pas comment il a fait pour en garder autant, pour continuer ce qu’est sa mission. Je voulais lui dire, au nom de tous les Français, à la fois notre joie de le retrouver et notre admiration. Merci.

(…)

Je suis très sensible aux propos qui viennent d’être tenus par rapport aux services qui se dévouent pour permettre aux familles de nos otages d’être accompagnées dans ces moments difficiles.

Nous avons encore six otages qui sont retenus : deux au Sahel et quatre en Syrie.

Nous faisons tout, je dis bien tout, pour les faire libérer. Nous avons besoin de la compréhension des familles, du soutien de la population et en même temps de l’intermédiation de chefs d’État qui peut nous être précieuse. Cela a été le cas pour ceux qui ont été libérés ces derniers mois.

Mais tant que nous n’aurons pas retrouvé tous nos compatriotes, nous continuerons à mener discrètement ce combat pour avoir la certitude qu’aucun Français n’est détenu, parce qu’il est Français.

Nous avons, aussi, à alerter la population qui peut être dans ces zones, où il y a du danger.

Je l’ai dit au père Georges, comme je l’ai dit aux autorités religieuses, il est vrai qu’elles ont des missions à accomplir dans des territoires qui sont extrêmement périlleux. Il ne nous appartient pas de nous immiscer dans le rôle qui doit être celui de la hiérarchie des religions. Mais, en même temps, il y a vraiment à prendre en compte ces dangers. Cela vaut pour les prêtres ou pour tous ceux qui ont une mission à accomplir. Cela vaut aussi pour des ressortissants qui peuvent à un moment se déplacer.

Tant que nous n’aurons pas libéré tous nos otages, nous devons être extrêmement rigoureux, pour que nous ne puissions pas laisser ces ravisseurs en prendre d’autres.

Nous devons donc faire passer, et je compte sur vous, tous les messages utiles.

Voilà, c’est un jour heureux, cela a été rappelé. C’est le premier jour de l’année. Mais je souhaite que nous ayons encore six jours, six nuits, où nous pourrons accompagner nos compatriotes libérés et qu’il n’y en ait plus jamais d’autres qui soient pris. Merci./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Dernière modification : 03/01/2014

Haut de page