Le Prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’Etat de droit decerné à Mme Ngo Mbe

Communiqué de presse conjoint de l’Ambassade de France et de l’Ambassade d’Allemagne à Yaoundé

Mme Maximilienne C. Ngo Mbe épse Moutoudou, Directrice exécutive du Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme en Afrique Centrale (REDHAC) est lauréate de la 1e édition du Prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit.

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Le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault, et le ministre fédéral des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, ont lancé conjointement un prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit. Pour sa première édition, ce prix a été remis le 1er décembre 2016 à Berlin à quinze personnalités engagées en faveur des droits de l’Homme en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique. Le prix n’est pas accompagné de dotation financière mais vise à reconnaître au niveau international ceux qui s’engagent pacifiquement en faveur des droits humains et de l’Etat de droit à travers le monde, dans la perspective de la Journée internationale des droits de l’Homme du 10 décembre.

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Mme Maximilienne C. Ngo Mbe épse Moutoudou, Directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique centrale (REDHAC) a été sélectionnée parmi les lauréats 2016 pour son travail de veille, d’alerte et de protection des droits de l’Homme et de leurs défenseurs au Cameroun, au Congo Brazzaville, au Gabon, en Guinée Équatoriale, en République Centrafricaine, en République Démocratique du Congo, à Sao Tomé et Principe et au Tchad. Dans chacun de ces pays, le REDHAC publie, en tant qu’organisation avec statut d’observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), des rapports semestriels sur la situation des droits de l’Homme et de leurs défenseurs. A titre d’exemple, ce réseau dénonçait en janvier 2015 les exactions de la secte Boko Haram et les violations des droits humains dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Depuis sa création en avril 2007, le REDHAC a apporté une protection effective à plus d’une centaine de défenseurs des droits et à leurs proches.

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Juriste, informaticienne, Mme Ngo Mbe épse Moutoudo a consacré plus de 25 ans de sa vie à la promotion de la démocratie, à la protection de la dignité humaine et à la lutte contre toute forme de discriminations. Elle a gravi tous les échelons du militantisme en faveur des droits de l’Homme : d’abord Secrétaire générale de Solidarité pour la promotion des droits de l’Homme et des peuples (PRODHOP), puis Secrétaire chargée du plaidoyer au REDHAC, elle est élue Directrice exécutive du REDHAC en 2010. Déterminée à promouvoir les droits de l’Homme et l’État de droit, Mme Ngo Mbe a vu son domicile et les locaux du REDHAC plusieurs fois cambriolés. Elle et sa famille ont subi des menaces de mort et d’enlèvement. Au Cameroun comme dans tous les pays, la France et l’Allemagne dialoguent avec les autorités et la société civile pour promouvoir les droits de l’Homme et le renforcement de l’État de droit.

Dernière modification : 29/12/2016

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