La situation humanitaire dans le Lac Tchad réunit les donateurs à Oslo

La conférence d’Oslo du 24 février a réuni agences humanitaires et donateurs pour apporter une réponse à la crise humanitaire dans le Bassin du Lac Tchad et lever de nouveaux fonds. La France a répondu présente.

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Dans la région du Lac Tchad qui s’étend sur le Nigeria, Niger, Tchad et Cameroun, la situation humanitaire inquiète. Près de 3 millions de personnes menacées par la sécheresse, la pauvreté et les attaques de Boko Haram nécessitent une aide d’urgence. L’insurrection du groupe Boko Haram lancée en 2009 a fait plus de 15.000 morts et plus de 2 millions de déplacés, empêchant tout développement des activités économiques dans la région, soumise à l’insécurité.

Au total, 10,7 millions de personnes, soit deux habitants sur trois de la région, ont besoin d’une aide humanitaire, selon les Nations Unies. Parmi eux, un demi-million d’enfants de moins de cinq ans, qui souffrent des formes les plus graves de la malnutrition.

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A l’issue de cette conférence des donateurs, une aide de 672 millions de dollars (633 millions d’euros) a été annoncée pour les trois prochaines années, dont 457 millions pour 2017, a déclaré le ministre norvégien des Affaires étrangères, Børge Brende.

Les Nations Unies réclament une aide de 1,5 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) pour cette seule année 2017. L’aide la plus urgente concerne 2,8 millions d’habitants à ravitailler d’ici juillet, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

La France dans le Bassin du Lac Tchad et au Cameroun

• En 2016, la France a donné plus de 13,5 millions d’euros d’aide humanitaire pour les quatre pays du bassin du Lac Tchad, dont plus de 9 millions d’euros pour les victimes de Boko Haram. Cette aide transite par les agences des Nations Unies (UNHCR, PAM, UNICEF), le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et les ONG humanitaire françaises.

• Au Cameroun, la France a contribué à la réponse humanitaire à hauteur de près de 3 millions d’euros en aide bilatérale directe, et presque 2,5 millions d’euros en contributions régionales au Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR), à savoir 1.730 000 € pour la crise du bassin du Lac Tchad et 723 000 € d’allocation française pour la crise en Centrafrique sur le territoire et les pays voisins.

• Pour 2017, l’effort sera maintenu au moins au même niveau. Le projet RESILAC, un projet multi-pays financé par l’AFD et le Fonds Fiduciaire d’Urgence de l’Union Européenne au sein de « l’Initiative Lac Tchad » débutera en 2017. Mis en œuvre par un consortium d’ONG françaises, il ambitionne de développer des activités génératrices d’emplois et de revenus dans les domaines agricoles et par des chantiers à haute intensité de main d’œuvre.

Dernière modification : 09/03/2017

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