La Camwater étend son réseau avec l’appui de l’AFD

L’accès à l’eau est un problème pour les dix millions de camerounais qui vivent en ville. Pour permettre à la Camwater de mieux les servir, l’AFD finance et accompagne la réalisation de travaux dans quatre grandes villes du pays.

JPEGL’eau, un enjeu pour tous

Sanaga, Nyong, Logone et Chari…le Cameroun ne manque pas de fleuves et ses ressources en eau sont abondantes. Pourtant, les populations des villes ne sont pas toujours en mesure d’en profiter. Seuls 26% des urbains ont aujourd’hui accès à une source d’eau potable dans leur domicile ou leur cour commune. Les autres doivent, le plus souvent, aller se ravitailler dans des kiosques et fontaines publiques - une tâche longue et pénible qui repose le plus souvent sur les femmes et les jeunes filles. A l’heure où la moitié de la population camerounaise vit en ville, l’accès à l’eau est donc un enjeu d’urbanisation, de santé publique et de genre.

Faire équipe pour que ça coule de source

Pour relever le défi, le gouvernement camerounais s’est engagé depuis 2008 dans une réforme du secteur. Une société publique, la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater), a été créée pour assurer les investissements nécessaires au secteur et étendre le réseau tandis qu’une société privée, la Camerounaise des Eaux (CDE), a été recrutée pour assurer la distribution de l’eau. La France, au travers de l’Agence Française de Développement (AFD) en partenariat avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI), a été en première ligne pour appuyer cet effort au travers de la réalisation d’études qui ont permis d’identifier les investissements prioritaires.

Grâce à un prêt de 59 Md CFA (90 millions d’euros) de l’AFD et de 26 Md CFA (40 millions d’euros) de la Banque Européenne d’Investissement, ces travaux sont aujourd’hui engagés. Yaoundé et trois villes secondaires du pays (Bertoua, Edéa et Ngaoundéré) vont ainsi bénéficier d’une réhabilitation de leur station de production d’eau potable et de leur réseau de distribution. Le projet permettra ainsi de produire plus tout en servant un plus grand nombre de clients.

A Yaoundé, les remises en état de la station d’épuration de la Méfou et du barrage de la Messa sont déjà achevées et ont permis d’augmenter la quantité d’eau à disposition de la capitale de 50 000 m3 par jour... Soit l’équivalent de vingt piscines olympiques. Les travaux de réhabilitation du réseau ont démarré en février dernier suite à un appel d’offre remporté par la société Razel et devraient se poursuivre jusque fin 2017. Ils permettront de poser plus de 200 km de tuyaux dans la ville, ce qui n’est pas sans impact pour la circulation. Toutes les solutions sont cependant mises en œuvre pour atténuer cette gêne : travail de nuit, planification graduelle des travaux etc.

A terme, le projet permettra de quasiment doubler le nombre de ménages urbains ayant accès à l’eau à domicile.

Dernière modification : 09/05/2017

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