Inauguration campus universitaire de l’IST-AC


CEREMONIE D’INAUGURATION DU CAMPUS UNIVERSITAIRE DE L’IST-AC
(INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIE D’AFRIQUE CENTRALE DU NOUVEAU CAMPUS UNIVERSITAIRE)

 

ALLOCUTION DE S. EXC. MME CHRISTINE ROBICHON, AMBASSADRICE DE FRANCE AU CAMEROUN
(DOUALA, 28 NOVEMBRE 2013)

 
JPEG

Membres et représentants des autorités gouvernementales, Traditionnelles et Locales,
Membres des communautés éducative et religieuse,
Représentants de la communauté d’affaires,
Mesdames et Messieurs,

Arrivée au Cameroun il y a tout juste un mois, j’effectue une seconde visite à Douala. La précédente, c’était à l’occasion de la pose de la 1ère pierre du second pont sur le Wouri. C’est un honneur et un plaisir d’être aujourd’hui associée à l’inauguration du nouveau campus universitaire de l’Institut Supérieur de Technologie d’Afrique Centrale et je vous remercie de m’y avoir invitée.

Avec ce nouveau campus l’ISTAC ancre sa présence à Douala, renforce ses moyens d’action au service du développement industriel de la sous-région et poursuit son développement

Cette jeune grande école d’ingénieurs - fruit d’un partenariat entre l’Université Catholique d’Afrique Centrale et une grande école d’ingénieurs française, l’Institut Catholique d’Arts et Métiers -, a pour mission de former des ingénieurs africains, en Afrique et pour l’Afrique, particulièrement dans l’espace de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC).

Elle est depuis sa création soutenue par de nombreux partenaires institutionnels et industriels, qui contribuent à son succès.

La France a été l’un des tout premiers acteurs institutionnels à soutenir l’ISTAC, si ce n’est le premier. Depuis le début, elle assure la rémunération des directeurs des sites de Douala et de Pointe Noire. Dans le cadre d’accords bilatéraux, elle contribue financièrement au développement et à la diversification de l’offre de formation de l’école. Un soutien de 725 000 € a permis de démarrer cette année la nouvelle formation de techniciens supérieurs en énergies renouvelables et développement durable.

Je suis fière de ce soutien qui s’inscrit dans la politique française d’appui à l’enseignement supérieur en Afrique Centrale. C’est également dans le cadre de cette politique que nous soutenons aussi, par exemple, le Pôle d’Appui à la Professionnalisation de l’Enseignement Supérieur en Afrique Centrale - le PAPESAC - qui est un autre outil à la disposition des universités et des entreprises au Cameroun.

La 2ème édition du salon pour la promotion des études supérieures qui vient de se tenir avec succès a montré l’importance de proposer des offres de formation complémentaires, au Cameroun, à chaque fois que c’est possible ou en France.

Le soutien de la France à l’ISTAC s’insère dans le cadre de notre politique en faveur du développement du Cameroun. Le Contrat de désendettement et de développement - le C2D -, a permis de consacrer beaucoup d’efforts à l’enseignement primaire et la formation technique et professionnelle au Cameroun. Ce soutien est en train de se concrétiser avec la création prochaine de deux centres de formation professionnelle à Edéa, en collaboration avec le Groupement Inter-patronal du Cameroun (GICAM) et le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. La formation professionnelle est un élément essentiel de la stratégie de croissance et d’emploi du Cameroun à l’horizon 2030, pour répondre au grand défi de la mise en adéquation de la formation et de l’emploi.

Je sais que le Ministère de l’Enseignement Supérieur s’est clairement engagé dans la voie de la professionnalisation de l’enseignement supérieur, notamment avec le déploiement à grande échelle du système LMD (licence, master, doctorat) et la structuration de la recherche. En 2035, le plus grand bassin d’emploi sera en Afrique. Les Africains s’y préparent en renforçant les compétences locales dès aujourd’hui et il est naturel que la France soit à leurs côtés. Sa politique se veut pragmatique. Elle soutient les efforts du secteur public comme du secteur privé, y compris confessionnel, qui joue un rôle important dans ce pays. L’attachement de la France à la laïcité ne l’empêche pas de reconnaître le rôle des institutions religieuses catholiques, protestantes ou musulmanes qui œuvrent au développement.
Je tiens à souligner également le rôle important joué par l’Agence Française de Développement. C’est elle qui est l’acteur principal de la mise en œuvre des deux centres de formation professionnelle à Edéa. Et ici, à l’ISTAC, c’est un prêt de cette agence qui a permis de financer la construction du Campus.

L’IST-AC s’est en outre engagé dans des partenariats locaux importants avec la Communauté Urbaine de Douala, le GICAM et la Société Générale du Cameroun. En proposant des prêts d’études à remboursement différé et à taux avantageux, cette banque permet d’accompagner au mieux familles et élèves et de faciliter l’accès à des études supérieures de qualité. Ce système de prêts d’études soutenu par l’AFD, est exemplaire, non seulement pour le Cameroun mais pour les autres pays d’Afrique Centrale.

Des partenaires industriels, TOTAL puis PERENCO, ont fourni les locaux nécessaires au démarrage de l’Institut il y a 9 ans, tandis que des entreprises Camerounaises et d’Afrique Centrale ont pris en charge dès la première promotion les scolarités, les indemnités et la formation des élèves dans le cadre de l’alternance.

Pour conclure, je souhaite saluer les bons résultats de l’ISTAC. La qualité de la formation dispensée et le principe de l’alternance favorisent le placement des étudiants et étudiantes qui, dans leur grande majorité, trouvent rapidement un emploi. La quasi-totalité des 250 ingénieurs déjà diplômés travaille en Afrique et pour l’Afrique. Certains et certaines d’entre eux occupent des postes à responsabilité significative. C’est un véritable succès.

Je félicite tous ceux qui ont contribué à la mise en œuvre de ce magnifique projet. J’adresse aux étudiants et étudiantes mes vœux de réussite et aux habitants de ces lieux qui ont accueilli l’ISTAC mes souhaits de prospérité. Je vous remercie./.

Dernière modification : 03/12/2013

Haut de page