Formation délocalisée à l’Iric organisée par la Fondation René Cassin

La première session de formation délocalisée en droit international des droits de l’Homme, organisée par la Fondation René Cassin à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), s’est déroulée du 4 au 9 avril à Yaoundé sur le thème « le droit face aux violations des droits de l’Homme » . Cette opération, soutenue par le MAEDI a permis d’aborder une thématique d’actualité au Cameroun dans un contexte de lutte contre Boko Haram.

Cette première session a été organisée en partenariat avec le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale (CNUDHD) et l’Observatoire International de la Démocratie et de la Gestion des crises et conflits (OIDEC). Elle visait à offrir à un public francophone, issu de la famille judiciaire, des organisations de droits de l’Homme et des forces de l’ordre ainsi qu’aux officiels gouvernementaux, un accès à un enseignement de haut niveau dans le domaine du Droit International des Droits de l’Homme et de contribuer à la promotion de ce dernier dans le cadre des institutions nationales et de leurs juridictions. Les cours ont été dispensés par des universitaires et experts venant d’Afrique et d’Europe.

L’ouverture officielle s’est tenue en présence de l’Ambassadrice de France et du chef de la délégation du CICR au Cameroun, M. Simon Brooks.

A l’issue des allocutions des organisateurs, dont celles du directeur de l’IRIC, du représentant du CNUDH et de la représentante de la Fondation René Cassin, le représentant du Ministère des relations extérieures du Cameroun (MINREX) a officiellement ouvert la séance. A cette occasion il a appelé à la promotion d’une « culture des droits de l’Homme au Cameroun ».

Le Pr. Jean Matringe, Professeur de droit et Directeur du Master 2 Droits africains à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a donné la leçon inaugurale. Devant un public composé d’étudiants de l’IRIC, de juristes et de membres d’organisations de la société civile, il a rappelé les principes généraux applicables en matière de droit international des droits de l’Homme tout en s’attachant à les mettre en perspective au regard des éventuelles constatations des violations des droits de l’Homme. La séquence de questions / réponses a illustré le vif intérêt des participants pour l’exposé du Pr Matringe.

En marge de cette session, le SCAC a organisé une table ronde à l’Institut français du Cameroun sur la question des minorités au Cameroun, le mardi 5 avril. Organisé en partenariat avec la Fondation René Cassin et la Fondation Paul Ango Ela, cette table-ronde a rassemblé universitaires et chercheurs autour de la problématique des minorités, de leurs droits et du respect de ces derniers.

Dernière modification : 14/04/2016

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