Ensemble contre la peine de mort à la Résidence de France (19 oct. 2016)

Dans la continuité de la journée mondiale pour l’abolition de la peine de mort (10 octobre 2016) et du concours international des étudiants francophones en journalisme contre la peine de mort, l’Ambassadeur a organisé une réception à la Résidence de France le mercredi 19 octobre 2016.

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Le diplôme de lauréat du reportage écrit sur la situation internationale de la peine de mort avait été attribué au Camerounais Christian Thouani, étudiant en journalisme à l’École Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC).
- Lire le reportage écrit du lauréat Christian Thouani - (PDF, 421 ko)

L’ESSTIC a soutenu son jeune protégé jusqu’au bout, et a manifesté sa présence lors de la réception en la présence du conseil d’administration et du directeur, Pr. Laurent Charles Boyomo Assala.

Dans son discours à l’occasion de la réception, M. l’Ambassadeur a fait un plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort, une valeur chère à la France et à l’Union Européenne.

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Extrait du discours de M. l’Ambassadeur (texte intégral ici)
(...) D’où l’importance des journalistes pour interpeller les consciences, susciter le débat, sensibiliser l’opinion, preuves à l’appui, que ce châtiment est, non seulement irréparable en cas d’erreur judiciaire, mais aussi cruel et inefficace.

Loin de protéger les hommes, la peine de mort est la négation de leur humanité. Loin d’être protectrice de leur sécurité, elle repose sur la peur, la violence et la mort. Les arguments sont connus mais, face aux préjugés, il est essentiel de les rappeler. Il est d’autant plus nécessaire de le faire que la tentation est forte d’invoquer, par exemple, la menace terroriste pour justifier l’application de la peine de mort.

Je rappelle à ce propos ce que chacun sait : pour les soi-disant djihadistes, en réalité des criminels de la pire espèce, la mort ouvre les portes du paradis et confère le statut de martyr. C’est précisément le piège dans lequel ceux qui sèment aveuglément la mort veulent nous entraîner et dans lequel, nous ne tomberons pas. (...)

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L’Ambassadeur a également salué le travail du Réseau des avocats camerounais contre la peine de mort (RACOPEM) dans ce sens. Aux côtés de la jeunesse, d’hommes et de femmes venant de tous horizons, les magistrats et les avocats ont vocation avec les journalistes à être à la pointe de ce combat.

En savoir plus sur le concours du 10 octobre 2016 au Quai d’Orsay :
- Peine de mort - Évènement « Les journalistes et l’abolition » au Quai d’Orsay le 10 octobre 2016

Dernière modification : 15/11/2016

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