Démission du Président de la République du Burkina Faso

Communiqué de l’Elysée - Présidence de la République (31 octobre 2014)

La France salue la démission du Président de la République du Burkina Faso qui permet de trouver une issue à la crise.

Le Président de la République marque sa solidarité avec les victimes des violences de ces derniers jours et appelle au calme et à la retenue l’ensemble des acteurs.

La France rappelle son attachement à la Constitution et donc à la tenue rapide d’élections démocratiques./.

Burkina Faso – Déclaration de M. Laurent Fabius (3 novembre 2014)

La France continue de suivre avec la plus grande attention la situation au Burkina Faso et salue le courage du peuple burkinabè dans sa mobilisation pour la démocratie. Elle se félicite du travail de la mission conjointe de la CEDEAO, de l’Union africaine et des Nations Unies.

La France appelle tous les acteurs à poursuivre leurs consultations afin de mettre en place dans les meilleurs délais une solution qui s’inscrive dans le cadre constitutionnel du Burkina Faso. A cet effet, un chef de l’Etat intérimaire civil doit être désigné rapidement afin de conduire le pays vers des élections.
La position de la France a été très claire : il n’y a eu ni ingérence ni indifférence. Nous avons soutenu la mission tripartite qui s’est rendue sur place pour effectuer une médiation. Ce travail se poursuit. Le ministre s’est exprimé hier pour appeler à une solution qui s’inscrive dans le cadre constitutionnel du Burkina Faso et à la désignation d’un chef de l’Etat intérimaire civil. Le président de la République s’est exprimé dans le même sens.

La position de la France, c’est de défendre des principes sur les changements constitutionnels, en l’espèce ceux de l’Union africaine, qui ont notamment été affirmés dans la charte africaine pour la démocratie et la bonne gouvernance. Ce sont l’Union africaine, les Nations unies et la CEDEAO qui conduisent la médiation. L’Union africaine vient de désigner l’ancien Premier ministre du Togo, M. Kodjo, comme envoyé spécial – nomination que nous saluons. C’est une personnalité qui a une expérience et une expertise reconnues. Il contribuera, avec la mission tripartite, à faciliter une transition qui s’inscrive dans le cadre de la Constitution du Burkina Faso et qui permette d’aller vers des élections démocratiques le plus rapidement possible./.

Burkina Faso – Déclaration de M. Laurent Fabius (6 novembre 2014)

La France soutient les efforts de la communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour faciliter la mise en place d’une transition civile et consensuelle au Burkina Faso.

Nous saluons la visite à Ouagadougou du chef de l’Etat ghanéen, président en exercice de la CEDEAO, accompagné de ses homologues nigérians et sénégalais. Elle a permis de rapprocher les parties, qui se sont accordées sur le cadre de la transition : la suspension de la constitution devra être levée ; une personnalité civile doit être nommée par consensus pour présider la transition et un gouvernement de transition être formé pour une période d’un an. Des élections présidentielles et législatives devront être organisées d’ici novembre 2015.

La France appuie ce schéma, qui doit permettre au Burkina Faso de sortir de la crise, en conformité avec l’esprit de la constitution. Elle demande instamment aux parties de poursuivre leurs consultations afin d’aboutir dans les meilleurs délais à la désignation d’un gouvernement et d’un président de transition.

Nous saluons l’engagement personnel des chefs d’État de la région, qui se réunissent aujourd’hui à Accra, ainsi que la nomination du président Macky Sall en tant que chef du groupe de contact et représentant de la CEDEAO./.

Dernière modification : 07/11/2014

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