Découverte de l’Action de l’ICAM en Afrique centrale


VOYAGE D’ETUDES - DELEGATION CHEFS D’ENTREPRISES FRANÇAIS
DECOUVERTE DE L’ACTION DE L’ICAM EN AFRIQUE CENTRALE
TABLE-RONDE AU GICAM
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MME L’AMBASSADRICE DE FRANCE AU CAMEROUN
DOUALA, 23 JANVIER 2015

 

Monsieur le Président du GICAM,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le représentant du Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle,
Monsieur le représentant du Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala,
Monsieur le Recteur de l’Université catholique d’Afrique centrale,
Monsieur le Directeur général de l’Institut catholique d’Arts et Métiers,

Je vous remercie de m’avoir invitée à cette table-ronde dont je salue tous les participants. Le début de cette année 2015 est marqué par des événements dramatiques, en France et au Cameroun. Nos deux pays sont la cible déclarée de terroristes. La France est solidaire du Cameroun dans sa lutte contre Boko Haram.

Ces circonstances nous encouragent à renforcer notre amitié et à travailler côte à côte non seulement pour lutter contre le terrorisme mais aussi pour construire un monde plus prospère et plus juste.

C’est tout à fait dans cet esprit tourné vers l’avenir que s’inscrit la visite à Douala de la délégation de chefs d’entreprise français que vous conduisez, Monsieur le Ministre, dans le cadre de la campagne Audace et Développement menée par l’Institut Catholique d’Arts et Métiers. Cette vénérable institution, qui forme des ingénieurs depuis plus de 100 ans, s’efforce de préparer ceux du monde de demain à travailler dans un environnement multiculturel.

Forte de ses valeurs humanistes, des expériences tirées de son dialogue avec les entreprises et de la conduite de plusieurs projets en partenariat avec des institutions d’Afrique centrale et d’Inde, l’ICAM a acquis une stature internationale et multiculturelle. Les autorités françaises ont soutenu son action en Afrique centrale en contribuant pendant dix ans au fonctionnement de son antenne dans cette région : l’UCAC-ICAM. 

Au-delà de cet appui à la formation d’ingénieurs et de techniciens supérieurs par l’UCAC-ICAM, la France accompagne les autorités camerounaises dans leurs efforts pour adapter la formation de la jeunesse aux besoins de l’économie, afin de promouvoir l’essor des entreprises, de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi et de développer les possibilités d’auto-emploi. Pour atteindre ces objectifs, il faut former des ingénieurs mais aussi des techniciens et des ouvriers spécialisés.

Trois projets financés par le C2D s’inscrivent dans cette stratégie. Deux d’entre eux concernent le secteur agricole et le monde rural :

-  Le programme d’appui à la rénovation et au développement de la formation professionnelle dans l’agriculture, l’élevage et la pêche (AFOP) qui, depuis 2008, renforce les compétences des jeunes acteurs du développement agricole et rural ;
-  Le projet de centres de formation aux métiers non agricoles (CFM) qui permettra d’améliorer les performances des petits opérateurs économiques. Le premier de ces centres, situé à Bandjoun, devrait ouvrir ses portes à la rentrée 2016.

Le 3ème projet, objet d’une convention signée le mois dernier, illustre la volonté de partenariat entre l’Etat et le secteur privé, désireux de travailler ensemble à l’émergence d’un environnement favorable à l’emploi et à la croissance. Il porte sur la création de deux centres de formation professionnel sectoriels qui accueilleront environ 700 jeunes et dont l’ouverture est prévue en 2016 :

-  L’un, à Edéa, préparera des jeunes aux métiers de la maintenance industrielle et du transport/logistique ;
-  L’autre, à Douala, formera des jeunes aux métiers de l’agro-industrie.

La France soutient en outre des initiatives d’associations qui œuvrent également, à une échelle plus modeste, à la formation des jeunes Camerounais à différents métiers. J’ai ainsi eu le plaisir de participer, il y a tout juste une semaine, à l’inauguration, dans la région de Yaoundé, d’un centre d’appui social à l’insertion professionnelle, dont la construction a bénéficié d’une subvention de la France.

L’adéquation entre la formation et la croissance économique est également prise en compte dans la conduite de la coopération scientifique entre la France et le Cameroun. Cette coopération s’attache à favoriser la recherche tournée vers l’innovation au service du développement social et économique.

Cette brève présentation de l’action de la France dans le domaine de la formation professionnelle de la jeunesse camerounaise ne serait pas complète si je ne mentionnais pas la part qu’y prennent les entreprises françaises, en particulier celles qui travaillent à la réalisation des grands projets d’infrastructures en cours dans ce pays.

En accueillant des étudiants-stagiaires, elles contribuent, d’une part à familiariser ces étudiants aux modes de gestion et d’organisation des grandes entreprises internationales et d’autre part, à renforcer les capacités de leurs cadres français à exercer leurs métiers dans un environnement multiculturel.

Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 26/01/2015

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