Conférence ministérielle sous régionale de lutte contre les faux médicaments

CONFERENCE MINISTERIELLE SOUS REGIONALE DE LUTTE CONTRE LES FAUX MEDICAMENTS ET LES CIRCUITS ILLICITES DES MEDICAMENTS EN AFRIQUE CENTRALE

21-23 Juin 2016
Hôtel SAWA, Douala, Cameroun

 

DISCOURS DE MME L’AMBASSADRICE DE FRANCE AU CAMEROUN

 

Mesdames et Messieurs les Ministres en charge de la santé des pays membres de la CEMAC, ou leurs représentants,
Monsieur le Commissaire de la CEMAC,
Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala,
Monsieur le représentant de la Directrice régionale de l’OMS,
Monsieur le Secrétaire Exécutif de l’OCEAC,
Monsieur le Directeur de l’Institut de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicament,
Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie de m’avoir invitée à prendre part à cette conférence dont le thème est fondamental. La lutte contre les faux médicaments et contre les circuits illégaux de leur distribution est en effet essentielle pour la santé, pour l’économie et pour la sécurité.

Comment assurer la santé d’une population si les médicaments dont elle dispose ne contiennent pas les principes actifs affichés ? S’ils sont dépourvus d’efficacité thérapeutique ou pire, s’ils sont toxiques ?

Comment assurer l’existence même d’un marché et d’une industrie pharmaceutiques sans règles connues et respectées de tous ?

Comme toute activité illégale, la fabrication et la distribution de faux médicaments a des conséquences sécuritaires.

Nous savons tous que les vendeurs de rue sont souvent la proie de trafiquants sans scrupule. Nous savons aussi qu’il faut du courage et de la détermination pour s’attaquer aux réseaux mafieux qui fournissent ces petits revendeurs, réseaux de criminels dont les méthodes, alliant violence et corruption, menacent la paix et le développement.

Le fléau est mondial et impose une riposte mondiale, coordonnée au sein d’un cadre structuré de coopération internationale. Les trafiquants de médicaments sont des criminels responsables de pertes de vies humaines. Aucune raison ne peut justifier qu’ils restent impunis, où que ce soit dans le monde.

En ligne avec le nouvel agenda du développement durable, il nous appartient de poursuivre le renforcement de nos systèmes de santé nationaux et de conduire, de façon coordonnée, une lutte résolue contre les trafiquants de faux médicaments qui ignorent les frontières.

Depuis plusieurs années, la France apporte un appui technique au programme d’harmonisation des politiques pharmaceutiques nationales de l’OCEAC. Elle est et elle restera aux côtés des autorités d’Afrique Centrale pour mener ce combat et obtenir des résultats concrets.

Je voudrais enfin rappeler l’existence d’instruments internationaux pertinents. La Convention internationale MEDICRIME, premier traité international de droit pénal anti-contrefaçon de médicaments, est entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Plusieurs pays d’Afrique (Maroc, Guinée, Burkina Faso) en font déjà bon usage pour lutter contre les réseaux du trafic des faux médicaments qui recourent aux mêmes pratiques criminelles que ceux de la drogue ou des armes.

La France, qui vient de ratifier cette Convention, soutient les actions de l’OCEAC et de ses Etats membres pour libérer leur région, l’Afrique Centrale, des faux médicaments et elle encourage la conjonction des efforts de tous, acteurs étatiques, sociétés civiles, ordres professionnels, secteur privé, amis étrangers d’autres régions africaines et d’autres continents.

Je souhaite que la rencontre d’aujourd’hui marque une étape significative dans ce combat commun.

Je vous remercie.

Dernière modification : 24/06/2016

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