Renforcement de la coopération régionale pour la lutte contre la Traite des Êtres Humains

Communiqué de presse
Dans le cadre du renforcement de la coopération régionale pour la lutte contre la Traite des Êtres Humains, un atelier régional d’échange est lancé à Lomé au Togo avec la participation du Cameroun.

Dans le cadre du projet du Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) d’ « appui à la lutte contre la Traite des Êtres Humains dans les pays du Golfe de Guinée », un atelier d’échange régional sur la protection des victimes de Traite des Êtres Humains s’ouvre du mardi 6 décembre jusqu’au jeudi 8 décembre dans la capitale togolaise, Lomé.

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Des délégations venues de plusieurs pays s’y réunissent (Bénin, Cameroun, Ghana, Nigéria, Togo ainsi que des observateurs de Côte d’Ivoire). Le Cameroun y est représentée par une délégation de sept personnes (une magistrate, un officier de la gendarmerie, des acteurs associatifs ainsi qu’un représentant de l’Ambassade de France au Cameroun).

Le projet du FSP, financé par la coopération française et doté de 800 000 € pour une période de trois ans a été lancé fin 2013. Outre le volet national de renforcement des capacités de lutte contre la Traite des Êtres Humains mis en place dans chaque pays, le projet a vocation régionale, d’où l’organisation de ce second atelier d’échange régional au Togo.

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La rencontre vise à consolider les efforts déployés par les acteurs en matière de protection des personnes victimes de traite et à favoriser les échanges entres les praticiens et la mise en place d’actions communes entre les différents pays (Cameroun, Togo, Ghana, Nigeria et Bénin), tous signataires du Protocole de Palerme contre la criminalité transnationale organisée. En janvier 2015, un premier atelier de mise en réseau des enquêteurs et magistrats référents des cinq pays avait déjà été organisé.

Quelques chiffres :
-  La traite des personnes est considérée comme la 3ème forme de criminalité la plus répandue dans le monde, après le trafic d’armes et le trafic de stupéfiants.
-  Elle génère un profit estimé à plus de 32 milliards d’euros par an.
-  Chaque année, environ 2,5 millions de victimes, principalement des femmes et des enfants sont recrutées et exploitées dans le monde.

Les formes d’exploitation les plus répandues dans le monde sont le travail forcé et l’exploitation sexuelle, mais on recense également d’autres formes telles que l’esclavage, la servitude et le trafic d’organes.

Les pays de la sous-région ne sont pas épargnés par ce phénomène, étant à la fois des pays d’origine, de transit et de destination des victimes de la Traite des Êtres Humains. Face à cette criminalité complexe et transfrontalière, les Etats du Golfe de Guinée allient leurs efforts pour lutter contre l’impunité, œuvrer en faveur d’une plus grande répression de ce crime et offrir une meilleure protection aux victimes.

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La rencontre s’est ouverte ce mardi à Lomé avec la présence de la Ministre de l’Action sociale, de la promotion de la Femme et de l’Alphabétisation du Togo, Mme Tchabinandi KOLANI YENTCHARE ; de la Secrétaire d’Etat chargée des droits de l’Homme, Mme Nakpah POLO ; du Chef de l’Unité « Lutte contre la Traite des personnes » de la Commission de la CEDEAO, M. Olatunde OLAYEMI et du Conseiller de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France au Togo, M. Gilles GANIVET.

Dernière modification : 27/12/2016

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