Cérémonie de signature des subventions allouées par le Fonds mondial au ministère de la Santé publique camerounais pour la lutte contre contre le VIH/Sida et la tuberculose


DISCOURS DE S.EXC. MME CHRISTINE ROBICHON, AMBASSADRICE DE FRANCE AU CAMEROUN

MERCREDI 23 MARS 2016 A 10H00 AU HILTON
 _____________ 

 

-  Monsieur le Ministre de la Santé ;
-  Monsieur le Secrétaire d’Etat à la Santé ;
-  Madame la Chef du Département Afrique-Moyen Orient du Fonds Mondial ;
-  Monsieur le Président de l’Instance Nationale de Coordination ;
-  Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique ;
-  Mesdames et Messieurs de la société civile, du secteur privé et des médias ;

Je suis très heureuse de participer à cette rencontre visant à mettre en lumière les subventions VIH et tuberculose apportées au Cameroun pour la période 2015-2017 par le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme. Ces subventions, d’un montant très important - 57,5 Milliards de FCFA - sont plus spécifiquement destinées à la lutte contre le VIH /SIDA - plus de 53 milliards de FCFA y sont consacrés - et à la lutte contre la tuberculose, à laquelle sont alloués près de 4.5 milliards de FCFA.

L´épidémie de VIH SIDA reste préoccupante au Cameroun. Près de 700 000 personnes séropositives, réparties sur l’ensemble du territoire, ont besoin de traitement antirétroviral. Le Gouvernement est engagé dans la lutte contre cette pandémie mondiale. Il est appuyé par ses amis et ses partenaires, notamment le Fonds Mondial. Depuis sa création en 2001, ce Fonds a apporté au Cameroun 310 millions de dollars (dont 39 millions de dollars, soit plus de 22 milliards de FCFA, de contributions de la France). Cependant, et malheureusement comme l’a souligné la représentante du Fonds Mondial, le nombre de personnes disposant effectivement d’un traitement antirétroviral reste faible, notamment chez les femmes et les enfants.

Il est essentiel que tous les districts de santé du Cameroun disposent des traitements antirétroviraux, y compris pédiatriques et que chaque femme enceinte séropositive bénéficie d’un traitement permettant d’éviter la transmission du virus à son enfant. Les traitements d’aujourd’hui sont efficaces. Ils peuvent enrailler la propagation de l’épidémie au Cameroun et dans le monde. Ils doivent l’enrailler.

Grâce aux nouvelles subventions apportées au Cameroun par le Fonds Mondial, dont la France est le second contributeur et grâce à l’action coordonnée de tous les acteurs de santé, les objectifs que nous nous sommes conjointement fixes de 300 000 personnes sous traitement fin 2017 vont, je l’espère, être atteints.

Cette cérémonie est aussi l’occasion de saluer les efforts de tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre le VIH SIDA et la tuberculose : le ministère de la santé, le Comité national de Lutte contre le Sida et toutes les associations qui militent pour un accès accru aux traitements antirétroviraux.

Je salue aussi le courage des personnes de tous âges et de toutes conditions qui vivent avec le VIH. Beaucoup doivent encore mener de front deux combats : contre la maladie mais aussi contre une stigmatisation persistante de la société à l’encontre des populations particulièrement vulnérables que sont les travailleuses du sexes, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, les camionneurs, les prisonniers, sans oublier les enfants et les jeunes filles qui paient actuellement un bien lourd tribut à la maladie.

Les partenaires bilatéraux du Cameroun, dont la France, sont aux côtés des autorités et de la population de ce pays pour combattre le VIH SIDA et la tuberculose. Tous ensemble, nous poursuivons l’objectif de faire reculer ces maladies.

Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 15/07/2016

Haut de page