Cérémonie de signature de la convention de financement "Eau urbaine"


CEREMONIE DE SIGNATURE DE LA CONVENTION DE FINANCEMENT « EAU URBAINE »

 

DISCOURS DE MADAME CHRISTINE ROBICHON, AMBASSADRICE DE FRANCE AU CAMEROUN
(YAOUNDE LE 24 JANVIER 2014)

 ________ 

 

Monsieur le Ministre de l’Eau et de l’Energie,
Monsieur le Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire,
Monsieur le Secrétaire Général,
Mesdames et Messieurs les Directeur,
Monsieur le Directeur de l’Agence française de développement,
Honorables invités, Mesdames et Messieurs,

Je suis à la fois heureuse et honorée de participer à la signature de cette convention de financement. C’est l’aboutissement d’un long travail de nos partenaires camerounais et des équipes de l’AFD à Yaoundé et à Paris, que je remercie pour leur engagement. C’est un aboutissement mais c’est surtout le lancement d’une nouvelle phase de l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable de Yaoundé, Bertoua, Edéa et NGaoundéré.

Alors que la pression démographique s’accroît et que le changement climatique affecte la disponibilité des ressources, l’accès à l’eau potable est plus que jamais un enjeu majeur, à l’échelle mondiale et également au Cameroun.

L’accès à l’eau est un droit reconnu par les conventions internationales relatives aux droits de l’homme. L’eau est essentielle à la vie. Un accès aisé à cette ressource indispensable a des effets directs sur la santé et sur la vie sociale et économique, en particulier pour les femmes souvent chargées des corvées d’eau.

La France est un partenaire de longue date du Cameroun dans le secteur de l’eau et l’AFD est un des premiers bailleurs de fonds dans ce domaine. Nous partageons avec le gouvernement et les opérateurs de ce secteur deux objectifs :

o D’abord et avant tout, assurer l’accès des populations urbaines à une eau de qualité.

    La situation que connaissent aujourd’hui les habitants de Yaoundé, Bertoua, Edéa et N’Gaoundéré est critique car les capacités de production et de distribution d’eau potable ne permettent pas de répondre de façon satisfaisante à une demande croissante. Les investissements financés par ce prêt - station de production et réseaux de distribution - permettront de remédier à cette situation.

o Le deuxième objectif, et c’est la condition du succès à long terme, c’est d’assurer l’équilibre financier du secteur, afin que les coûts de fonctionnement et d’investissement soient durablement couverts.

    La signature de cette convention s’inscrit dans une démarche de consolidation de la réforme du secteur de l’eau entreprise par le Gouvernement du Cameroun, à travers l’instauration d’un partenariat public – privé.

    Nous avons requalifié le prêt non souverain accordé en 2009 à Camwater en prêt souverain concessionnel à la République du Cameroun, parce que nous faisons ensemble le constat qu’aujourd’hui, l’équilibre financier du secteur n’est pas assuré.

    Cela ne signifie pas qu’à terme, il ne soit pas envisageable pour nous de travailler de nouveau directement avec les opérateurs. C’est même ce que nous souhaitons, car cela signifierait que le secteur serait capable de générer suffisamment de recettes pour se passer de l’appui de l’Etat.

    Pour y parvenir, des mesures fortes sont nécessaires. Elles sont connues : maîtrise de la consommation des administrations, évolutions tarifaires, réduction des pertes techniques et commerciales, respect du rythme des investissements, maîtrise des charges du secteur, professionnalisation dans la gestion de la société de patrimoine.

    L’objectif est que « l’eau paye l’eau ».

    Des efforts considérables ont déjà été faits par le gouvernement camerounais. Tous les acteurs sont mobilisés pour viabiliser le secteur et l’AFD s’engage (significativement !) à leurs côtés avec ce prêt de 80 millions d’euros.

    Permettez-moi de saluer la participation de la Banque Européenne d’Investissement, avec laquelle nous cofinançons ce projet, ainsi que celles de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, avec qui nous travaillons étroitement pour un appui concerté au secteur de l’eau.

C’est donc avec une grande satisfaction que je viens de signer cette convention, qui réaffirme l’appui de la France à un projet essentiel pour plusieurs millions d’habitants des quatre villes concernées.

En ce début d’année 2014, que je souhaite fructueuse pour la coopération entre la France et le Cameroun, je tiens à affirmer mon vœu de voir l’AFD accompagner d’autres grands projets d’infrastructures déterminants pour le développement du pays.

Je vous remercie./.

Dernière modification : 24/01/2014

Haut de page