Cérémonie de signature de la convention de financement du projet Parafe dans le secteur de la forêt en Afrique centrale


CEREMONIE DE SIGNATURE DE LA CONVENTION DE FINANCEMENT DU
PROJET D’APPUI AU RENFORCEMENT DE L’ADEQUATION FORMATION EMPLOIS (PARAFE) DANS LE SECTEUR DE LA FORET EN AFRIQUE CENTRALE

 

ALLOCUTION DE S. EXC. MME CHRISTINE ROBICHON, AMBASSADRICE DE FRANCE AU CAMEROUN
(YAOUNDE, 10 DECEMBRE 2013)

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Monsieur le Secrétaire Exécutif de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC),
Mesdames, Messieurs,

Dans quelques instants, nous signerons la convention de financement du Projet d’Appui au Renforcement de l’Adéquation Formation-Emplois (PARAFE), projet porté par le Réseau des Institutions de formation Forestière et Environnementale d’Afrique Centrale (RIFFEAC).

Je m’en réjouis car c’est l’occasion de parler de la place de la forêt dans le développement de la sous-région et de son rôle majeur pour l’environnement. Le massif forestier du bassin du Congo, d’une superficie de 200 millions d’hectares, est un patrimoine mondial, riche en biodiversité, qui a des effets bénéfiques immenses pour la planète entière. Il est aussi une ressource économique importante.

Comme vous le savez, la France est très investie dans la gestion durable de la forêt d’Afrique centrale et ce depuis de longues années. Elle en fait un axe fort de sa politique dans la région. Pour appuyer le développement de stratégies sectorielles régionales, elle s’implique, sur les plans techniques et financiers, auprès de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), dotée d’un plan de convergence, et dans le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC).
Ces dix dernières années, la France a mobilisé une large palette d’outils, notamment financiers, pour accompagner les évolutions nécessaires vers une gestion durable du massif forestier du bassin du Congo : assistance technique, mise à disposition de données satellitaires pour le suivi du couvert forestier, soutien aux initiatives de mise en place du mécanisme REDD (« Réduction des Emissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts »), appui à l’éco-certification des concessions forestières et au développement des forêts communales, déploiement de plusieurs équipes de chercheurs.

Comparé à celui d’autres zones tropicales, le taux de déforestation moyen est faible en Afrique centrale. Il ne faut cependant pas sous-estimer les menaces qui pèsent sur la conservation des forêts et sur leur biodiversité : pressions démographiques, agriculture, exploitation minière, urbanisation, infrastructures, changements climatiques. Les grands enjeux du développement social et économique amènent les pays à des décisions cruciales, déterminant l’avenir des forêts : il y a là un rôle d’appui que la COMIFAC peut et doit jouer auprès des Etats.

Pour relever le défi de la gestion des forêts, il faut inventer de nouvelles démarches, de nouveaux outils. La priorité est de former les hommes et les femmes aux enjeux de demain et surtout, de BIEN les former. Les acteurs du secteur, en particulier les entreprises, font le constat d’un besoin croissant et diversifié en compétences. Cela justifie d’adapter les enseignements donnés aujourd’hui dans les écoles et établissements membres du Réseau des Institutions de formation Forestière et Environnementale d’Afrique Centrale (RIFFEAC).
Le Projet d’Appui au Renforcement de l’Adéquation Formation-Emplois (PARAFE) vise à améliorer la qualité de l’offre de formation continue, en recourant, si besoin, au principe de l’alternance. Il vise aussi à élaborer des référentiels de métiers et de compétences pour des emplois porteurs dans trois pays de la sous-région sur la base d’une étude des écarts existants entre les offres de formation et les besoins du secteur privé forestier et environnemental.
Pour ce faire, la France, via l’Agence française de développement, octroie au RIFFEAC une subvention de 1,5 millions d’euros, soit près d’1 Milliard de FCFA.

Au-delà de cette subvention, la France propose d’autres moyens d’action, notamment l’équipe d’experts en ingénierie de la formation, regroupés au sein du Pôle d’Appui à la Professionnalisation de l’Enseignement Supérieur en Afrique Centrale (PAPESAC). Ces experts sont à la disposition du projet PARAFE.

Je souhaiterais souligner que le projet PARAFE n’atteindra sa pleine efficacité qu’à la condition de rechercher des complémentarités avec les multiples programmes déjà financés par d’autres bailleurs de fonds. J’encourage donc les équipes techniques du projet à redoubler d’efforts afin que les financements que nous formalisons aujourd’hui produisent des bénéfices concrets pour les acteurs du secteur forestier en général et les institutions de formation forestière et environnementale en particulier.

Je voudrais enfin insister sur notre souhait que la mise au point des nouvelles formations forestières et environnementales soit le fruit d’une étroite concertation entre les institutions de formation et la profession forestière.
Une concertation de cette nature est un peu la « marque de fabrique » des actions de formation professionnelle que l’AFD accompagne au Cameroun, en particulier dans le cadre du contrat de désendettement développement (C2D).

Pour finir, je rappellerai que le savoir est un patrimoine immatériel universel que nos sociétés, quelles qu’elles soient, doivent transmettre et faire fructifier au mieux, en vue d’un développement durable et équitable pour tous ; nous avons un devoir commun, non seulement pour l’épanouissement des générations futures mais aussi pour apprendre à gérer durablement un bien public mondial, que nous ne faisons qu’emprunter et dont nous devons assurer l’intégrité.

Je souhaite à l’équipe du RIFFEAC le plein succès de ses activités et je vous remercie de votre attention./.

Dernière modification : 11/12/2013

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