Cérémonie d’inauguration de l’école privée d’infirmiers et de sages-femmes de Garoua


DISCOURS DE S.E. MME. CHRISTINE ROBICHON,
AMBASSADRICE DE FRANCE AU CAMEROUN
A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’INAUGURATION
DE L’ECOLE PRIVEE D’INFIRMIERS ET DE SAGES-FEMMES DE GAROUA

GAROUA, LE 3 JUIN 2015

 

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Monsieur le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Santé Publique,
Mme la Représentante de l’Ambassadeur d’Allemagne,
Monsieur le Préfet du Département de la Bénoué,
Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Garoua,
Monsieur le Sous-Préfet de Garoua 2ème,
Monsieur le Maire de la Commune d’Arrondissement de Garoua 2ème,
Honorables invités,
Mesdames, Messieurs,

C’est avec un plaisir renouvelé que reviens à Garoua et dans l’enceinte de cette école privée de formation de personnels de santé.

Après avoir fêté hier à Ngaoundéré et aujourd’hui à Garoua, la naissance du Chèque-Santé, notre présence ici est une nouvelle illustration de l’engagement des autorités du Cameroun pour l’amélioration de la santé de leur population et de l’appui financier que leur apporte la France à travers de multiples canaux. Notre présence montre plus précisément la volonté partagée du Cameroun et de la France d’utiliser les ressources du C2D pour renforcer la formation des personnels de santé et pour soutenir les institutions privées qui y contribuent.

Nous connaissons tous l’importance du travail quotidien de personnels de santé bien formés – médecins, infirmiers, aides-soignants, volontaires – pour le bien-être des populations à travers le pays. Selon les chiffres de votre ministère, le nombre de ces personnels de santé a chuté de près de la moitié au cours des dix dernières années, alors que la population et les besoins en services de santé augmentaient.

En février 2014, j’avais effectué une première visite de l’Ecole Privée d’Infirmiers et de Sages-Femmes de Garoua, où je suis très heureuse de revenir. Je me réjouis que cet établissement privé ait pu se renforcer et se développer grâce à une subvention du C2D Santé de 200 millions de FCFA. Elle lui a permis de se doter d’un internat de 50 lits, d’un espace multifonctions et d’acquérir un véhicule de transport du personnel et des étudiants.

Cette école, dont l’extension est un bel exemple de réussite de la conjugaison des efforts des secteurs public et privé, a été reconnue comme centre de formation des sages-femmes pour les trois régions du Septentrion (Adamaoua, Extrême-Nord et Nord), dans lesquelles les besoins sont les plus aigus. C’est aussi dans ces régions qu’entre en vigueur le Chèque-Santé dont le succès dépendra largement de la capacité des structures sanitaires de ces régions.

En raison du besoin particulièrement élevé de personnels de santé dans les zones rurales des régions du Septentrion, ces trois régions, ainsi que celle du Sud Ouest, bénéficient, depuis mars 2014, d’un programme de 700 millions de FCFA, financé par le C2D, permettant d’octroyer des incitations financières aux équipes des centres de santé des localités isolées , où il est difficile de recruter et de conserver des personnels de qualité. Une évaluation de ces mesures incitatives serait souhaitable pour vérifier leur efficacité, ainsi que l’opportunité de les pérenniser et les éventuels moyens nécessaires.

Pour conclure, je souhaiterais revenir sur l’effort financier conséquent de la France pour la santé au Cameroun, qui est loin de se limiter aux programmes soutenus par le C2D et évoquer un projet auquel mon pays contribue de façon significative : la prochaine distribution à travers tout le Cameroun de moustiquaires financées grâce à une subvention de 51 milliards de FCFA apportée au gouvernement par le Fonds Mondial de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

L’école qui nous accueille me parait être le lieu approprié pour appeler tous les acteurs de la santé à sensibiliser les populations au bon usage de ces moustiquaires, pour sauver des vies.
Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 17/06/2015

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