Zoom sur l’Ecole internationale de Forces de Sécurité (EIFORCES) de Yaoundé

Créée en 2008 par décret présidentiel, l’EIFORCES située à Yaoundé au Cameroun a pour mission de former, entraîner, et perfectionner les Policiers, Gendarmes et Civils du continent africain dans des domaines liés à la sécurité et les opérations de soutien à la paix.

Dans le cadre de son cursus, l’école propose des formations thématiques constituées de séminaires et d’ateliers, un enseignement fondamental et supérieur validés par l’obtention de brevets. 2 coopérants français y apportent leurs expertises, l’un en tant que conseiller du directeur général et responsable de cours tels que le renseignement et membres des différents jury d’examen au profit de l’enseignement et, l’autre comme conseiller technique dans le domaine du maintien de l’ordre. A cela s’ajoute la venue ponctuelles d’experts policiers et gendarmes de France dans des domaines aussi variés que l’intelligence économique, les dérives sectaires et en matière judiciaire.

La formation au sein de l’école se caractérise par :
-  L’enseignement fondamental dont l’objet est la formation de formateurs, et d’unités constituées en ordre public et en investigation judiciaire. A ce jour, avec 9 promotions, ce sont plus de 150 formateurs en ordre public qui ont été brevetés par l’EIFORCES. De même, deux unités de police constituées et douze instructeurs en protection rapprochée en zone à risques ont été également formés. Plusieurs experts en neutralisation et détection d’engins explosifs improvisés ont également été formés.

-  L’enseignement supérieur qui délivre un diplôme d’état-major en vingt semaines, et un brevet de l’enseignement supérieur de sécurité en quarante semaines, assorti d’un master 2 en sécurité.

A ce jour, 4 promotions du diplôme d’état-major ont été organisées, soit 70 diplômés et 2 promotions du brevet de l’enseignement supérieur de sécurité soit 30 brevetés. Toutes ces formations ont été financées par les projets programme d’appui en matière de paix et sécurité (PAPS) et Facilité de Paix via la CEEAC.

A noter qu’il a été instauré pour la rentrée d’octobre 2014 du cycle supérieur, un concours d’admission pour les candidats camerounais.

A mettre à l’actif de cette jeune école, l’exercice EUPST-Awaé 2014 qui a eu lieu dans son centre d’entraînement à 62 km de Yaoundé. Cet exercice organisé dans le cadre du Programme d’entraînement des services de police de l’Union européenne (UE) et financé par son instrument de stabilité, a permis d’élaborer des normes d’interopérabilité dans le cadre de la force africaine en attente.

Ainsi, 555 personnels policiers et gendarmes de 19 pays d’Afrique et d’Europe ont pris part à cet entraînement inédit. Pendant deux sessions identiques de deux semaines chacune, un exercice de planification de conduite et de déploiement d’une unité de police constituée ont été la trame de cet entraînement.

En Décembre 2013, l’EIFORCES, à travers son Centre de Recherche et de Documentation (CDR), a également produit le tout 1er numéro du bulletin d’analyse stratégique et prospective (BASP) dénommé ‘’VIGIE’’ dont le dossier central « motos-taxis : un phénomène de société, vecteur d’insécurité ? », a été étudié.

En novembre 2014 a eu lieu un colloque sur la RCA.

La vocation de cette école qui est donc, tout à la fois, de préparer l’agent d’exécution et le cadre de maîtrise et de conception (Policiers, Gendarmes et civils) aux missions de sécurité, aux opérations de soutien à la paix ainsi qu’aux fonctions d’état-major, est une grande première en Afrique et un véritable défi.

Une plaquette d’information a été distribuée à cette occasion à nos partenaires. Pour un début, cette action de visibilité a été un réel succès.

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JPEG Scène de crime lors d’un atelier police judiciaire

JPEG Ateliers escalade

JPEG Le Ministre de l’Intérieur visite l’EIFORCES le 15 mai 2015

La France est le premier bailleur d’EIFORCES depuis sa création avec une contribution d’environ 150 000 EUR par an et la mise à disposition 2 experts techniques internationaux. Vous pouvez voir ci-dessous l’évolution de la contribution française au budget depuis 2012

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Dernière modification : 15/04/2016

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