9 octobre, journée internationale contre la peine de mort.

Extraits du discours de Laurent Fabius lors de la réunion ministérielle sur la peine de mort aux Nations Unies à New York le 29 septembre 2015.

 

Nous pensons que les droits de la personne humaine ne varient pas selon qu’on se trouve à l’Est, à l’Ouest, au Sud et au Nord.

Nous pensons tous que la peine de mort ce n’est pas la justice, c’est la négation de la justice.

Nous agissons tous dans nos pays. La France le fait bien sûr. Aussi, elle n’a pas de leçon à donner aux autres puisque je me rappelle très bien que lorsque nous avons aboli la peine de mort dans les années 1980 - j’étais moi-même à l’époque membre du gouvernement, légèrement plus jeune - l’opinion publique était contre. Puis petit à petit les choses ont changé.

Ici aux Nations unies comme dans les autres forums, nous devons nous rassembler pour que cette cause réunisse le maximum de soutien.

Ce n’est pas toujours facile, cela suscite des réactions, on peut l’imaginer. Mais c’est notre devoir et c’est notre honneur.

Il y aura en octobre de cette année à Brazzaville un séminaire parlementaire centré sur l’Afrique subsaharienne francophone. Nous travaillons, et il faut les féliciter, aussi avec les avocats, les associations, les jeunes générations.

On cite souvent Albert Camus. Il dit à la fin d’un de ses romans une belle phrase : « ni dans le cœur des individus, ni dans les mœurs de la société, il n’y aura de paix durable tant que la mort ne sera pas mise hors la loi ».

Je pense que c’est notre conviction à tous et c’est pourquoi malgré les difficultés j’ai confiance.

Dernière modification : 12/10/2015

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